Un cercle qui raconte le quartier
Sa forme part du cercle et donne l’impression d’un mouvement continu. Silos, engrenages, poulies et boulons ont longtemps fait partie du paysage de cet ancien cœur industriel né autour du canal de Lachine. En reprenant la circularité dans un acier poli, l’œuvre fait le lien entre le passé ouvrier de Griffintown et ce qu’il est devenu.
Le titre va dans le même sens. Ici, la tour de Babel est pensée dans sa dimension sociale : un lieu de rencontre où des gens de cultures différentes se retrouvent et se comprennent. Une idée qui fait écho à ce quartier marqué par plusieurs vagues d’immigration.
Le pli, la lumière et le corps
Jean-François Roy oscille entre la sculpture et le dessin. Après des études en architecture, il s’est tourné vers l’art et concentre aujourd’hui ses créations sur un geste simple : le pli.
En pliant une feuille de métal, il crée du volume sans rien ajouter et fait apparaître à la fois une structure et un espace. Dans BABEL, l’acier paraît en même temps solide et léger. La lumière joue aussi un rôle : en glissant sur les plis, elle crée des reflets et des ombres qui donnent un nouveau relief à l’œuvre.
Résultat : l’œuvre n’est pas seulement un objet à regarder, mais un endroit où l’on circule et où l’on s’arrête. À la fois sculpture et banc, BABEL est devenue un repère pour les gens du voisinage.
Réalisée avec Artbangbang et le promoteur Prével, et présentée par Corridor Culturel, BABEL se trouve au 1730, rue William, au coin de la ruelle située entre les rues William et Richmond.
Ce projet a été réalisé grâce au soutien financier du Fonds signature métropole du gouvernement du Québec.





